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L'étanchéité à l'air des bâtiments

 

Comprendre l'étanchéité à l’air des bâtiments et adopter des solutions durables


                                    ► Les enjeux
                                    ► Les constats
                                    ► Les solutions

  

crédit schéma : R. Jobert - CETE de Lyon
Dernière mise à jour du dossier : sept. 2010

Les enjeux
De la nécessité d’une bonne étanchéité à l’air du bâtiment …

grenelle de l environnement
La prochaine réglementation thermique, la RT2012, répondra, avec les Bâtiments Basse Consommation (BBC), aux préoccupations environnementales et aux impératifs du Grenelle Environnement.
Elle relèvera ainsi le niveau d’exigence requis pour le traitement de l’étanchéité à l’air, en imposant en particulier des tests de contrôle. Il ne reste donc que quelques mois pour maîtriser ce qui n’est pas « de la simple pose de scotchs » mais bien la maîtrise d’un système complet, de la conception intelligente à la pérennisation du bâtiment…

Si la construction bois connaît aujourd’hui un véritable engouement en France (après une période de relatif oubli et sans doute de perte de savoir-faire), ses performances en matière d’étanchéité à l’air sont parfois mises en doute. Force est de constater que l’étanchéité à l’air des bâtiments en général est restée un domaine peu maîtrisé, voire négligé, jusqu’à récemment en France. Or c’est un point essentiel pour la MOB !
C’est pourquoi nos voisins américains et canadiens, qui construisent majoritairement en bois, ont largement étudié et expérimenté le sujet depuis vingt ans. Leurs modèles, que ce soit en matière de conception, de mise en œuvre ou de réglementation, constituent aujourd’hui un véritable creuset de connaissances pour nos architectes, entreprises et organismes responsables. S’y ajoutent ceux des proches pays germaniques, où maisons bois et maisons passives font bon ménage.

Ce sont ces modèles, croisés avec notre réalité de construction et nos spécificités locales, qui nous permettront d’atteindre nos objectifs dans les temps.

► L’étanchéité à l’air présente aujourd’hui une des plus importantes marges de progression possible en matière d’économies d’énergies !

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Les constats

Pourquoi faut-il une excellente étanchéité à l’air dans un BBC ?
A quoi sont dues les fuites d’air ?
Quels sont les avantages d’un bâtiment étanche à l’air ?
Où sont situées les fuites d‘air ? 
Comment les éviter ?

 
Pourquoi une excellente étanchéité à l’air dans les constructions BBC ?

Jusqu’ici, les constructions, pour répondre au besoin de confort de ses occupants, compensaient par la puissance du chauffage central la qualité relative de l’enveloppe du bâtiment. Mais cette combinaison s’avère de plus en plus coûteuse à l’usage !

La maison basse consommation a fait le pari inverse : celui de renforcer la performance de l’enveloppe pour ne plus utiliser qu’un seul moyen de chauffage. Le BBC est donc synonyme d’isolation renforcée - épaisseur conséquente d’isolants, continuité de l’isolation, traitement des points faibles – et d’une VMC double flux qui réduit les pertes thermiques dues à l’aération de la maison.

Mais ce système n’est performant qu’avec une bonne étanchéité à l’air du bâtiment ! 
En effet, si des infiltrations d’air parasites existent dans le bâtiment, elles vont court-circuiter la circulation d’air normalement prévue par la VMC double flux (des pièces de vie vers les pièces d’eau) et amoindrir son rendement d’échange (l’air insufflé par la VMC sera alors froid). Résultat : la répartition de la chaleur dans les pièces se fait mal, les mouvements d’air excessifs créent une sensation d’inconfort et la facture de chauffage augmente. Sans compter que la VMC double flux perd de son intérêt.
Notons que si, avec une bonne étanchéité, les déperditions liées au renouvellement de l’air sont de l’ordre de 4 %, elles peuvent s’élever à 18 % dans le cas inverse ! 
Elles peuvent entraîner une augmentation des besoins de chauffage de l’ordre de 25 % pour des systèmes double flux sur des constructions très perméables (source CETE de Lyon).

crédit schéma : CETE de Lyon

L’isolation thermique du bâtiment étant aujourd’hui traitée de façon optimale, les échanges d’air incontrôlés deviennent une des causes les plus importantes de perte de chaleur !

Par ailleurs, l’air ambiant qui s’échappe sans contrôle dans la structure peut mener à une forte condensation de vapeur d’eau, créant des moisissures, détériorant l’isolant voire même la structure porteuse en bois.

► L’étanchéité à l’air est donc indispensable à la performance thermique de l’ensemble de la construction : elle est le complément nécessaire à une bonne isolation et à une bonne ventilation.

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Pourquoi y a-t-il des fuites d’air ?

Sur le principe, pour qu’il y ait fuite d’air, il suffit d’un trou et d’une différence de pression !

Les trous : 
C’est l’enveloppe de la maison qui sépare le milieu intérieur isolé du milieu extérieur. Elle est constituée des murs, des portes et fenêtres, du plancher du sous sol et du plafond de l’étage supérieur ou du toit. Chaque ouverture de l’enveloppe du bâtiment est une source potentielle de fuite d'air.
Les fuites d’air se produisent généralement aux liaisons entre les matériaux et par les ouvertures (portes et fenêtres, mais aussi les petits passages comme les cheminées, la ventilation, …), plutôt qu’à travers les matériaux eux-mêmes.

Les différences de pression : 
Quatre facteurs les expliquent :

♦ la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur : elle provoque un phénomène naturel de convection. L’air chaud montant, une pression positive s’exerce dans la partie supérieure de la maison, qui pousse l’air intérieur vers l’extérieur. Elle crée par ailleurs une dépression dans la partie inférieure de la maison, qui fait entrer l’air extérieur. Particulièrement important par temps froid, ce phénomène est quasi nul par temps doux.
♦ le vent : les façades, pignons ou versants exposés sont soumis à des pressions ou des succions selon leurs orientations. C’est la principale cause de fuites d’air par temps venteux.
♦ les cheminées.
♦ l’équipement et les appareils qui évacuent l’air.
Ces quatre facteurs se combinent et créent des conditions changeantes, même si d’une manière générale, l’air s’infiltre par le bas de la maison et fuit par le haut.
Certaines fuites et infiltrations sont « directes » comme le vent sous une porte, d’autres sont plus sinueuses et complexes, comme l’air qui circule dans les cloisons entre son point d’entrée et de sortie…

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 Quels sont les avantages induits par une bonne étanchéité à l’air ?

Dans son rapport « Perméabilité à l’air de l’enveloppe des bâtiments, généralités et sensibilisation », le CETE de Lyon a distingué cinq principaux enjeux à une bonne étanchéité à l’air :

     1. L’hygiène et la santé – la qualité de l’air intérieur
      2. Le confort thermique et acoustique des occupants
      3. La facture énergétique
      4. La conservation du bâti
      5. La sécurité des personnes à proximité de sites industriels SEVESO

1. L’hygiène et la santé – la qualité de l’air intérieur :
Pour ventiler correctement les pièces qui en ont besoin, il convient que les arrivées d’air neuf soient maîtrisées. Pourtant, dans les constructions courantes en France, entre un quart et un tiers de l’air neuf provient des défauts d’étanchéité de l’enveloppe.
Par ailleurs, l'air qui transite dans les parois avant de pénétrer dans le logement peut se charger en polluants (fibres, poussière, moisissures, composés organiques volatils, etc.), puis les transférer à l'intérieur. À mesure qu’ils s’encrassent, ces circuits aérauliques peuvent dégrader à plus ou moins long terme la qualité de l'air intérieur.

 

 pollution air cete

crédit schéma : CETE de Lyon

2. Le confort thermique et acoustique des occupants :
Une mauvaise perméabilité à l’air de l’enveloppe peut altérer le confort des occupants de deux manières :
♦ D’un point de vue thermique, en période de chauffe, les infiltrations d’air parasite peuvent être source de sensations gênantes (courants d’air, paroi froide, fluctuation de températures, voire une impossibilité de chauffer correctement).
♦ D’un point de vue acoustique, une enveloppe perméable compromet l’isolation acoustique vis-à-vis des bruits extérieurs.

confort thermique cete

crédit schéma : CETE de Lyon

3. La facture énergétique :
L’existence de trous dans l’enveloppe génère des flux d’air traversant non maîtrisés qui viennent en supplément du renouvellement d’air spécifique dû au système de ventilation. Ce phénomène sera plus ou moins amplifié selon les conditions de vent et le fonctionnement du système de ventilation.
En saison froide, ces flux d’air induisent un besoin supplémentaire de chauffage. L’augmentation du débit de renouvellement d’air dû aux infiltrations peut entraîner une augmentation des besoins de chauffage de l’ordre de 10% pour des systèmes de ventilation simple flux, et 25% voire plus, pour des systèmes double flux sur des constructions très perméables.
Enfin, certains transferts peuvent affaiblir la performance thermique des parois, si l’air extérieur s’infiltre entre l’isolant et le parement intérieur.

facture energie cete

crédit schéma : CETE de Lyon

4. La conservation du bâti :
En période de chauffage, l’air exfiltré vers l’extérieur se refroidit en particulier dans l’isolant. Ainsi, son humidité relative augmente. Si au cours de ce parcours le point de rosée est atteint, il y a condensation, ce qui rend l’isolant moins performant et peut engendrer des phénomènes de corrosion et de moisissure des matériaux.

conservation bati cete

crédit schéma : CETE de Lyon

5. La sécurité à proximité des sites industriels SEVESO :
Dans certains cas particuliers, une excellente étanchéité à l’air de l’enveloppe peut être recherchée afin de mettre à l’abri les personnes en cas de pollution atmosphérique (risques technologiques à proximité de sites SEVESO par exemple) et/ou pour confiner des produits toxiques dans une enceinte maîtrisée. 

seveso cete

crédit schéma : CETE de Lyon

► Traduite de façon concrète et immédiate, une étanchéité à l’air maîtrisée permet : 

     → De limiter les risques de condensation dans la construction, 
     → D’économiser l’énergie, 
     → D’améliorer l’efficacité de l’isolation thermique, 
     → D’éviter les courants d’air, 
     → D’optimiser le fonctionnement des systèmes de ventilation mécanique.

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Où se situent généralement les fuites d’air ?
Les essais réalisés par le CETE de Lyon dans de nombreux logements ont isolé trois motifs principaux à l’existence de sources d’infiltration d’air :
Les parois modernes multicouches.
Des études de conception insuffisantes sur des systèmes constructifs où le risque de fuites est important.
Le calfeutrement qui fait rarement l'objet d'une attention particulière au niveau de la commande, des études, du suivi et de la réception des travaux.
Dès lors, la localisation des infiltrations d’air observées varie peu :
Liaisons façades et planchers : liaison mur / dalle sur terre plein, liaison mur / dalle ou plancher en partie courante… Pour la construction bois, la liaison de la lisse basse avec la dalle béton mais aussi la jonction du plancher d’étage avec les murs.
♦ Menuiseries extérieures : seuil de porte palière, seuil de porte fenêtre, liaison mur / fenêtre au niveau du linteau...
Équipements électriques : interrupteurs sur paroi extérieure, prises de courant sur paroi extérieure, tableaux, gaines…
♦ Trappes et les éléments traversant les parois : trappe d’accès aux combles, trappe d’accès aux gaines techniques…

position des fuites de source CETE

crédit schéma : CETE de Lyon

A noter que, concernant la construction bois, l'étanchéité des parois à ossature bois est plus délicate à résoudre que dans une paroi en maçonnerie (les fuites par les parois sont de l'ordre de 2 % en maçonnerie mais de 25 % en construction bois - source CNDB).

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 Comment éviter ces fuites d’air ?

L’observation des chantiers fait apparaître que les fuites d’air ont trois origines :

♦ Les défauts de conception : beaucoup de fuites témoignent de la nécessité de revoir la démarche en amont ! Aujourd’hui, l’étanchéité à l’air nécessite une planification et une conception technique spécifiques au BBC : 
         - sur la prescription : entrées d’air de poêles étanches, hottes à recyclage, prises électriques étanches…
         - sur les solutions techniques : placement du tableau électrique dans l’enveloppe étanche, regroupement des traversées électriques pour les éclairages extérieurs…

♦ Les défauts de réalisation (à relier au système constructif) : menuiseries, traversées de murs, liaisons, …Première source de fuites, ce sont les malfaçons sur chantier ! A noter comme cause fréquente, la méconnaissance du travail des autres corps d’état, par manque de formation des entreprises mais aussi de coordination entre elles.

♦ Les défauts de fabrication des produits : par exemple, les menuiseries peuvent avoir un défaut qui conduit à des fuites d’air. Ce sont les plus compliquées à corriger !
► Une bonne étanchéité à l’air semble s’obtenir par une véritable démarche qualité. 

L’exemple des pays les plus expérimentés nous conforte dans cette opinion, qui traite l’étanchéité à l’air avec une approche systémique. En l’absence de méthode reconnue en France, certaines approches pragmatiques ont vu le jour. A titre d’exemples, voici quelques préconisations émises par des maîtres d’œuvre :

L’application d’une procédure qui ne laisse rien au hasard, rendue incontournable au vu des aléas observés jusqu’ici : perte d’informations entre le bureau et le poseur, indications portées sur les plans non comprises ou pratiquées par le poseur, matériel et matériaux nécessaires non approvisionnés par le poseur, …

Un bon suivi de chantier, avec la nomination d’un responsable du lot ‘étanchéité à l’air’, qui suivra le chantier au quotidien et prendra la responsabilité des tests en particulier.

Le choix de bons produits d’étanchéité, adaptés aux exigences élevées d’un bâtiment basse consommation, et leur bonne mise en œuvre. 

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Les solutions 
Des objectifs énoncés et cohérents, une collaboration des parties prenantes, une conception adaptée à la basse consommation, une planification détaillée, du global aux carnets de détails, une sensibilisation des entreprises, une mesure des résultats, une pérennisation de l’étanchéité…
 
La fixation d’objectifs :

Dès la conception du projet, la fixation et le partage d’objectifs permettront de faire le choix des systèmes les plus adaptés.

→ La mesure d'étanchéité à l'air des bâtiments conformément à l'arrêté du 24 mai 2006 repose sur des mesures exécutées selon la norme NF EN 13829 « Détermination de la perméabilité à l’air des bâtiments » et son guide d'application GA P50-784. Celui-ci est disponible auprès de l'Afnor.

Ainsi, l’obtention d’un label comme BBC-Effinergie nécessitera que la valeur de perméabilité à l’air du bâtiment soit inférieure à une valeur I4 précise (à 4 Pa), de 0,6 m3/m2.h pour une maison individuelle par exemple. La mesure de cette valeur se fera par un organisme autorisé par Effinergie, qui vérifiera la qualité d’exécution.

Extrait : objectif de la valeur mesurée I4 à atteindre

 
 
Type de bâtiment
 
Valeur par défaut
RT 2005
m3/ (h, m²) à 4Pa
 
 
Exigence minimale
BBC-Effinergie
m3/ (h, m²) à 4Pa
Maisons individuelles
1,3
0,6
Logements collectifs
1,7
1
 Tertiaire
1,7
1,7

La mesure de perméabilité à l’air n’est pas obligatoire pour les bâtiments tertiaires (bureaux, hôtels, restauration, enseignement, petits commerces, établissements sanitaires), la valeur prise par défaut dans le cadre d’une demande de labellisation est celle de la RT 2005.

→ Consulter le site officiel www.rt-batiment.fr pour obtenir toute l'information sur le traitement de la perméabilité à l'air des bâtiments dans le label BBC.

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La conception :

Le CETE de Lyon a su le démontrer à travers l’observation des chantiers, une bonne étanchéité à l’air nécessite une conception réfléchie.

    ♦ Dans un premier temps, la conception se penchera, selon le mode constructif choisi, sur l’enveloppe d’étanchéité à l’air. Celle-ci recouvre de façon ininterrompue la totalité du volume chauffé. Ligne continue à l’intérieur du bâtiment, elle figure sur l’ensemble des plans et des coupes. Ainsi, la couche qui assurera l’étanchéité à l’air est définie pour l’ensemble du bâtiment.

schema conception permeabilite a l air
    ♦ Dans un second temps, la conception étudiera les détails à chaque changement d’éléments de construction, de matériau ou de direction. Il lui faut représenter dans les détails le parcours de la couche d’étanchéité.
Des croquis précis évitent les ambiguïtés (voire les impossibilités d’exécution) à la mise en œuvre sur le chantier. Leur précision signale l’importance de l’étanchéité à l’air aux entreprises.

    ♦ Pour les pénétrations de l’enveloppe étanche à l’air, comme les passages de conduits, de canalisations ou de câbles électriques, il est conseillé de limiter leur nombre (Notez que pour une Passiv Haus, le maximum conseillé est de 15.).
Le principe consiste alors à poser les conduites électriques et installations similaires du côté interne de la couche d’étanchéité à l’air, limitant les traversées au passage des câbles électriques pour la lumière extérieure, …
De même, il est possible de limiter les longueurs de conduits et de préférer des schémas de distribution simples.

Ces éléments précis permettront aux artisans d’établir leurs offres et leurs prestations.

La conception s’assurera par ailleurs :

    ♦ des connaissances pratiques et du savoir des artisans
    ♦ de la bonne compatibilité des matériaux entre eux (gage de durabilité). 
    ♦ de la continuité de la prise en compte de l’étanchéité à chaque changement de phase.

Différents outils sont à sa disposition : 

    ♦ DTU et AT pertinents 
    ♦ Préconisations et notices de pose des fabricants 
    ♦ Réglementation thermique 
    ♦ Référentiels de bâtiments performants, comme le BBC-Effinergie 
    ♦ Classification et certification des matériaux et composants.

→ Le CETE de Lyon a mis en ligne des guides pratiques sur le traitement de l’étanchéité à l’air.

► L’étanchéité à l’air des bâtiments durables reste à ce jour un objectif ambitieux qui requiert l’adoption de nouveaux principes de travail. Une coopération intensive entre les différents intervenants est préconisée, de l’expérience des pays les plus avancés.

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Les produits :

Pour réaliser une bonne étanchéité à l’air, il faut veiller à la qualité des composants des systèmes et à leur bonne mise en œuvre, en particulier aux points singuliers de la construction que sont les jonctions et les traversées.

► Les membranes d’étanchéité à l’air :

Ce sont des films à base de polyéthylène, de polypropylène ou de polyamide, d’une épaisseur de quelques dizaines de microns, ayant une très faible perméabilité à l’air.

La fonction de pare air de ces membranes est souvent associée à la fonction de pare vapeur. Dans la construction bois, c’est le système usité.

ampacoll ra cartouche
→ Les molécules constituant la vapeur d’eau étant plus petites que celles de l’air, un pare vapeur offre une faible perméabilité à l’air. Un pare vapeur bien mis en place est dans tous les cas étanche à l’air. Ce double usage crée parfois la confusion entre étanchéité à l’air et perméance à la vapeur d’eau.

L’étanchéité à l’air par l’intérieur (pare vapeur) est souvent privilégiée sur l’extérieur (pare pluie) car n’étant pas soumise aux intempéries et aux différences climatiques, elle est davantage durable. A noter que le pare pluie assure toujours la fonction de coupe-vent.

Elles sont posées sur les parois (qui ne sont pas étanches par d’autres moyens).

Pour une pose en continu, on procède à un recouvrement des lés et à des jonctions avec les autres parois ainsi qu’aux points singuliers.
Les modes de fixation et d’étanchéité avec le bâti sont détaillés dans les fiches techniques des produits : par scotchage simple ou double face, par vissage clouage, par collage. 

► Les accessoires d’étanchéité à l’air :

Les accessoires permettent de gérer rapidement les points singuliers sur le chantier.
La liste suivante offre un panel de solutions :

ampacoll fe
→ Des bandes adhésives pour la fixation des pare vapeur, le recouvrement des lés, le rattrapage des déchirures, les raccords entre éléments de construction (portes et fenêtres, angles, etc.) et les raccords de bord :
    ♦ Bande adhésive
    ♦ Bande adhésive double-face
    ♦ Bande adhésive à double rainure
    ♦ Bande adhésive extensible
    ♦ Bande de réparation

→ Des manchons pour les traversées de parois :
    ♦ Manchon de câbles et de gaines électriques et informatiques
    ♦ Manchon de conduites d’eau et de chauffage
ampacoll profix

→ Des taquets d’étanchéité

→ Des cordons autocollants pour colmater les joints

→ Des joints pré-comprimés

→ Des colles pour les raccords de bordures des membranes et les joints

→ Etc.

crédit photos de mise en oeuvre des produits : Ampack

Parmi les critères de choix des matériaux qui vont constituer la ligne d’étanchéité à l’air, on respectera ces quelques exigences pour une bonne étanchéité à l’air : des matériaux faiblement perméables à l’air, flexibles, résistant aux pressions exercées dans le bâtiment, durables (minimum de 50 ans) malgré le vieillissement et faciles à mettre en œuvre. Le choix de systèmes assurera aussi la bonne compatibilité des matériaux entre eux.

→ Consultez les fiches produits MOBOA !

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Le suivi de chantier :
Le suivi de chantier est assuré au quotidien par un responsable sur le chantier. (Un suivi hebdomadaire par l’architecte n’est pas jugé suffisant.)  Il consiste à : 
Suivre le planning d'exécution et de contrôle des travaux. 
Sensibiliser les entreprises à l’étanchéité à l’air, dès le début du chantier et en précisant les modalités de contrôle. 
Contrôler la nature et la mise en œuvre des matériaux et composants au niveau des liaisons sensibles, selon les carnets de détails
♦ Vérifier que les travaux d’étanchéité réalisés ne sont pas abîmés par d’autres corps d’état
♦ Faire un test d’étanchéité en cours de chantier en présence du maître d’ouvrage et des entreprises. Ce test atteste la conformité de l’étanchéité mesurée avec les objectifs visés. 
♦ Faire corriger les défauts éventuels.

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La réception :
Une fois le bâtiment terminé (équipements électriques posés, plinthes posées, équipements sanitaires posés et siphons en eau, ventilation en service), un nouveau test d’étanchéité est réalisé, en présence du maître d’ouvrage et des entreprises, qui attestera de la conformité de l’étanchéité mesurée avec les objectifs visés.
Les défauts relevés sont consignés, ils donneront lieu à un traitement approprié.
En cas de non-conformité, un essai devra être réalisé à nouveau après corrections.

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Focus sur les tests d'étanchéité à l’air :

Leur objectif est de quantifier la perméabilité à l’air de l’enveloppe du bâtiment et de visualiser les infiltrations d’air parasites.

→ Norme pour la mesure de la perméabilité à l’air de l’enveloppe des bâtiments : NF EN 13829

Pour mesurer la perméabilité à l’air d’un bâtiment, on utilise un équipement spécifique adapté aux différents types de constructions :

    ♦ Porte soufflante Blower Door®, utilisée pour des bâtiments dont le volume n’excède pas 4000 m3 pour n50 < 2 vol/h 
    ♦ Perméascope®, utilisé pour mesurer la perméabilité de maisons individuelles ou d’appartements dont le volume n’excède pas 1000 m3 
    ♦ Banc Grand Volume (BGV) utilisé pour des bâtiments de volume allant jusqu’à 30000 m3 pour n50 < 2 vol/h

On colmate les orifices volontaires (bouches de sorties et entrées d’air) afin de ne quantifier que les fuites d’air non maîtrisées.
On remplace un des ouvrants de l’enveloppe (ex : la porte d’entrée) par une « fausse porte » étanche, comportant une ouverture connectée à un ventilateur de vitesse variable. Il va extraire des volumes d’air connus afin de produire une différence de pression entre l’intérieur et l’extérieur, génératrice de flux d’air.
On affiche ensuite les données sur l’ordinateur connecté à la porte soufflante.


 test etancheite air cete

schéma : source CETE de Lyon

On commence par visualiser les infiltrations d’air parasites, le bâtiment est mis en dépression significative (environ 50 Pa) avant de repérer les défauts d’étanchéité les plus importants à l’aide d’une caméra infrarouge, d’une poire à fumée ou de manière tactile.

infrarouge cete

La thermographie infrarouge permet de visualiser les températures des parois. Couplée à une dépressurisation du local et avec un écart de température avec l’extérieur suffisant (supérieur à 10°C environ), elle permet de visualiser localement les infiltrations d’air froid à travers l’enveloppe d’un bâtiment, infiltrations qui refroidissent anormalement les parois intérieures.



La poire à fumée permet d’observer à l’aide de fumées visibles, les écoulements aérauliques lorsque le bâtiment est dépressurisé.

À la main. Dès lors que la mise en dépression du bâtiment est suffisamment importante, on repère les infiltrations d’air parasites en passant simplement la main devant.


On enregistre le débit de fuite pour 5 à 10 paliers de pression.
À partir des couples obtenus {débits /dépressions} et d’une méthode d’analyse, on extrait les indicateurs de perméabilité à l’air que l’on peut comparer à son objectif et/ou avec d’autres constructions.

Les indicateurs les plus souvent utilisés en France sont I4 et n50 :

L’indice de perméabilité à l’air, I4 ou Q4PaSurf, est le débit de fuite sous 4 Pa divisé par la surface de parois froides hors planchers bas. Il s’exprime en m3/h/m2 à 4 Pa. Il est utilisé notamment pour les calculs thermiques réglementaires (RT 2005). 

Le taux de renouvellement d’air sous 50 Pa, n50, donne le débit de fuite sous 50 Pa divisé par le volume chauffé du bâti. Il s’exprime en volume/h (ou en h-1) à 50 Pa.

Conversion : Q4Pa Surf = (4/50)n . (V/A) . n50

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Informations utiles : 


 En vente dans vos agences MOBOA !

 Guide Maison Bois Basse Consommation

 édité par le CNDB en 2009

 Plus d'infos sur www.cndb.org

 

Liens utiles :

www.effinergie.org - renseignements sur le label BBC-effinergie®

www.rt-batiment.fr - informations relatives à l'autorisation à réaliser des mesures de perméabilité à l'air pour le label BBC-Effinergie et aux formations reconnues par le ministère.
- mémento de conception et de mise en oeuvre à l'attention des concepteurs, artisans et entreprises du bâtiment.

Consulter l'avis des experts :

Etanchéité à l'air, état des lieux : interview de Benjamin SEVESSAND, Energie Positive

Etanchéité à l'air, une nécessaire évolution : interview de Pascal KERBIRIOU, Habitat Eco-Concept

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